Après un vol rapide, je retrouve mon sac à dos sur le tapis roulant de Zhangjiajie.
Dehors la montagne magnifique. J'ai même aperçu en sortant de l'avion la "porte du ciel", une ouverture immense à travers un des sommets. Soleil, taxi et repos mérité.

A noter : à l'aéroport, si ton billet est payé par une agence de voyage, tu peux le récupérer auprès du comptoir lors de l'enregistrement des bagages. Sans parler la langue, on peut perdre pas mal de temps à chercher où le récupérer...

Dans les
oreilles

Musique d’ouverture du spectacle « Tianmen Fox Fairy »

Entrée Est du parc naturel de Zhangjiajie : pense à prendre ton passport !

Ma guide ( enfin une femme ! ) est adorable. En bus vers le sommet, nous partageons déjà des conversations endiablées !
Pouvoir enfin parler d'autre chose que la météo est grisant. Pipelette l'une comme l'autre, nous ne feront de coupures que pour admirer la vue. Mon dieu que c'est beau !

Pour atteindre les points de vue en hauteur, il faut prendre un bus puis l'immense ascenseur " Bailong Elevator" à flanc de falaise. Un exploit technique vue la friabilité de la roche. Arrivée au sommet, j'ai devant moi ce qui était le lit d'un océan. Des colonnes de pierre érodées par une mer maintenant disparue. La roche en garde une multitude de fossiles.

C'est à couper le souffle.

Montagne Avatar Hallelujah

Pour le clin d'oeil, un des "doigts de pierre" est nommé Avatar en référence au film (on voit d'ailleurs deux Na'vii scrutant les foules du toit d'un des locaux du parc).

Nous avançons le long du sentier, je ne saurais pas retrouver sur quoi portaient tous nos échanges mais l'on sent que quelque soit le pays, les générations se ressemblent et tendent vers les mêmes bonheurs. Ils sont juste plus difficiles à mettre en place ici quand tant de règles anciennes sont encore en oeuvre. Mais cela bouge !

Petit fou-rire : une femme qui arrivait en face de nous se prend les pieds dans une marche entamant une danse improvisée avant de se remettre d’aplombs. Anna ( la guide ) est sûre que c'est à cause de ma présence. Je ne me fais toujours pas à ces regards mi-curieux mi-incrédules sur mon passage. Ici les yeux bleus semble être une sorte d'extraterrestre.

L'entrée au parc coûte 245 yuan ( environ 32 euros, il est moins cher en saison basse ). Le ticket permet de rester quatre jours dans le parc et inclut le transport grâce aux navettes qui circulent à travers le parc. Fais signe au chauffeur qui s’arrêtera 🙂

Dans le parc, certaines activités nécessite un ticket complémentaire :

  • Bailong Sightseeing Elevator : 72 ¥ aller simple / 144 ¥ aller-retour (toutes saison)
  • Yellow Stone Village Cable Car : 65 ¥ aller simple / 118 ¥ aller-retour (toutes saison)
  • Tianzi Mountain Cable Car : 67 ¥ aller simple / 134 ¥ aller-retour (toutes saison)
  • Yangjiajie Cable Car : 76 ¥ aller simple / 152 ¥ aller-retour (saison haute) - 46 ¥ aller simple / 92 ¥ aller-retour (saison basse)

Bonus, la grande majorité du parc est accessible sans être un féru de trekking. Les chemins sont aménagés et des rampes sont présentes sur beaucoup de sites.

Montagnes de Tianxi

De Zhangjiajie nous passons à Tianxi. Toujours ces cimes comme des doigts tendus mais bien plus fins cette fois ( et plus nombreux ).
Le clou du spectacle sera en redescendant par le téléphérique qui défile entre les falaises. Suspendus dans le vide, on se sent minuscule. Nous le sommes.

Une dernière marche en bas des montagnes : j'aurais enfin la chance de voir des singes sauvages ! Attention tout de même car les mâles sont très agressifs... mieux vaut les éviter. La pluie nous raccompagne jusqu'à l'hôtel, nous l'avons esquivée de peu !

La vue pour redescendre 🙂

La région de Zhangjiajie est peuplée d'anciennes croyances. Ma guide m'explique plusieurs mythes, comme celui des fées de la montagne, nées d'essences de vie et de sensations du vent, des arbres et des pierres. Elle me parle aussi de ses ancêtres qui avaient recours à des sorciers. Notamment pour faire revenir les corps des morts vers la tombe familiale quand les hommes, partis gagner de l'argent au loin, mourraient en chemin ( zombies !!! ). Ou encore que, pour s'assurer de la fidélité de leurs époux, les femmes apprenaient l'art des poisons que leurs maris avalaient sans le savoir avant chaque départ. S'ils ne revenaient pas, point d'antidote !

L'architecture et les dessins ici n'ont rien à voir avec les autres régions. Les cultures minoritaires transparaissent mieux. Il parait que l'Etat essaie de préserver les connaissances ancestrales d'artisanat en les promouvant. Je me demande si c'est aussi le cas de ces cultures.

Vers l'infini et au delà !!

Second jour dans la montagne : cette fois le temps sera moins clément. Malgré l'énorme pluie de la veille, les nuages sont toujours là. Il nous faudra une bonne demi-heure de queue avant d'embarquer dans le téléphérique ( méfie-toi elle continue sur plusieurs étages, un manque visuel de foule peut être trompeur ). Enfin assises, nous disparaissons dans le ciel alors que nous montons vers le mont Tianmen, la porte du ciel.

A noter : ce téléphérique est le plus long du monde ( environ 30 min ) et s'élève d'une traite vers la montagne. Mieux vaut être confiants en l'ingénierie... française ! ( qui a créé les wagons )

Avalées par les nuages, nous atteignons enfin le sommet. La forêt s'arrache difficilement à la brume. Nous emprunterons le pont de verre surplombant l'abîme ( après avoir enfilé des petits chaussons ), mais hélas nous marcherons au dessus d'une page vide, comme en dehors du tableau.

Encore quelques pas dans le brouillard et nous amorçons la descente. Des escaliers, des dizaines d'escaliers ... Ce qui devait être le point fort du lieu sera laissé à mon imagination. Pas de visibilité ici non plus. La porte du ciel, oeil ouvert dans la montagne, reste dissimulée. Au moins, je pourrai dire que j'y étais !

Descente toujours, en bus cette fois. Les chauffeurs sont imperturbables malgré le temps et la route sinueuse. Au loin là-haut, les petites taches des cabines du téléphérique nous surplombent.

Entrée du village Dehang

Les cheveux toujours humides de cette douche de nuage, nous prenons la route vers Dehang, village Miao. Le terme Miao désigne en fait plusieurs peuples linguistiquement et culturellement plus ou moins apparentés.

Cette région était un point clé pour dominer la vallée, pour le commerce et pour les échanges sur la route du thé. Aussi importante que la route de la soie, elle assurait chevaux et nourriture du Tibet jusqu'au sud de la Chine. Chaque village était ainsi une vraie place forte. Celui que je visiterais appartenait à une tribu réputée comme étant une des plus violentes parmi la montagne, les villageois avaient trouvé une technique pour ne pas se faire voler leurs biens en cas d'attaque. La monnaie de l'époque étant l'argent, ils l'avaient fondu pour en faire des bijoux qu'ils portaient tous les jours. Il suffisait juste de s'échapper avec. Etant une culture orale, les bijoux une fois gravés servaient aussi de mémoire. Parmi les symboles forts des Miao le tambour (qui encourageait les guerriers), la corne de bœuf (offerte lors des mariages sous forme de peigne protecteur) mais surtout l'argent. Le bœuf était précieux car seul animal pouvant aider aux transports, les chevaux étaient réservés à la garde impériale. Ma guide est un trésor d'informations.

J'apprendrais encore que pour définir si un arrivant au village était ami ou ennemi, il devait réciter la suite de la chanson entonnée à l'entrée. S'il passe le test il se voit offrir un verre d'alcool de riz pour excuser la méfiance à son égard. Chaque bus de touriste passe par ce test, c'est devenu une attraction touristique. Tout comme le numéro de spiritisme et la cérémonie de mariage qui suivirent. La langue n'aidant pas, je discerne difficilement le folklore du vrai et la visite, franchement courte, me laisse sur ma faim.

Dans les
oreilles

Après cette courte visite, nous reprenons la route vers Fenghuang ( la ville du phénix, renommé parce que son vrai nom sonnait moins attractif ^^ ).
La nuit tombe quand nous arrivons et Anna me conseille d'aller flâner en ville pour profiter des lanternes. Nous dormons dans le quartier ancien et effectivement tout le long de la rivière, qui coupe la ville en deux, des lanternes il y a ! Même un peu trop à mon goût.

Partout des bars, des shops, des vendeurs et du bruit. Pourtant la ville semble si belle avec ses pontons, ses arches et ses vieilles façades. Je roderais le temps de trouver de quoi grignoter avant de me rapatrier vers ma chambre. Je n'en puis plus. La lutte contre les moustiques durant la nuit m’achèvera : ça faisait longtemps.

le lobby de mon hôtel
Fenghuang la nuit 🙂

A lire sur 
la route

  • Night Train to Lisbon - Pascal Mercier
  • Jesus-Christ buvait de la bière - Afonso Cruz
  • Ce que dit Molero - Dinis Machado

Au petit matin, le bourdonnement de la veille s'est éteint. Le quartier se réveille paisiblement avec les barques des "éboueurs nautiques" et le pas des étudiants en art, venus pour la journée peindre les vieilles maisons. Je respire.

À 9h, je retrouve ma guide qui m'entraîne à l'intérieur de l'enceinte : le vrai cœur de la cité.

Ici ont vécu écrivains, peintres et hommes politiques tous mus par une sorte de romantisme et dévouement qui ont rendu la ville célèbre et attractive.

Détour par la maison de l'ancien premier ministre (durant la révolte entre l'empereur et le général Mao). Suivi de la demeure de l'écrivain Zhongguo Youji et de celle d'une famille de marchands possédant l'unique chariot de transport de l'époque. Partout les étals de souvenirs et de nourritures qui parfument l'atmosphère.

Dans l'enceinte de la vieille ville

Il est possible d'acheter un pass pour 148 yuans ( environs 20 euros ) qui donne accès :

  • au musée de la cité ancienne de Fenghuang
  • à l'ancienne résidence de Shen Congwen
  • au mémorial de la famille Yang
  • à la tour de la porte Est
  • au palais de la longévité
  • à un tour en bateau sur la rivière Tuojiang ( 30 mn )
  • au hall de Chongde
  • au musée d'art du pont Hong ( ce qui permet de profiter de la vue sur la rivière !! )
  • au point de vue de Shenfeng au Sud de Huashan
  • à l'ancienne résidence de Xiong Xiling ( le 1er ministre élu en Chine )

Nous quittons le centre historique pour un trajet en barque sur la rivière Li. En face de nous le Pont Arc-en-ciel. Il tire son nom de sa fonction, comme l'arc-en-ciel, il est parcouru de vent, d'eau et de pluie. Il aurait été construit pour stopper une prophétie ancienne racontant qu'un dragon (rivière qui serpente) s'élevant face à la montagne est le symbole de la naissance d'un nouvel empereur.

L'empereur en place ne voulant pas prendre ce risque a donc fait bâtir ce pont pour empêcher le dragon de s'envoler en l'attachant par le cou.

Le clapotis de l'eau et les perches des passeurs nous emmènent près de la pagode où étaient brûlés les écrits obsolètes. Ils vidaient la corbeille en somme ^^. Nous descendrons là pour un court spectacle de danse et une pause thé glacé face à la rivière. À force de parler anglais et de tenter de déchiffrer le chinois, j'en perds mon français... Note : à priori, pour beaucoup de chinois, la 2e langue est le japonais et leur parcours scolaire est déjà tellement riche que les langues étrangères ne sont pas très nombreuses.

Vue du pont Hong

Nous repartons sur la route en direction de la grande muraille du sud, construite elle, non pas pour protéger des envahisseurs mais pour séparer les tribus ennemies. Moins impressionnante que celle de Beijing, elle n'en reste pas moins éprouvante : plus de 700 marches pour arriver en haut de ce tronçon. Nous avons à peine une heure pour en profiter avant de rouler à toute vitesse vers notre train de nuit.

Je dirais au revoir à Anna à Changcha alors que je continue après une courte nuit vers Guilin.
Les trains couchettes sont habités d'une forte odeur de nouilles instantanées et de tabac (quand un fumeur nocturne oublie de bloquer la porte). Ça se culbute au distributeur d'eau chaude et tangue en retournant à sa place.

Entrée d'un tronçon de la muraille Sud
Les pagodes de Guilin

Surprise en arrivant, c'est Zoé l'organisatrice de mon trajet chez China Highlights qui m'attend. J'avais oublié que l'on s'était donné rendez-vous !

Nous déposons mes affaires à l'hôtel avant d'aller manger. Quel plaisir de pouvoir à nouveau parler sa propre langue ! Elle me raconte sa ville, Guilin, des montagnes retraçant la grande ourse, du rocher éléphant (comme Etretat) et des deux pagodes. Nous en profiterons pour faire un tour aux restaurants du cente, ce sera : riz au bœuf très épicé et bubble tea.

Elle m'entraîne sur ses pas voir le Louvre local (un supermarché...) puis le long des lacs.

Dernier spot, Zoé me fait découvrir la rue des papeteries : à moi les cadeaux plein les poches ! Elle me quittera là partant faire ses valises pour Shanghaï. Sur la route des nuées de scooters en sandales ou en talons, en famille ou avec leur maison.

Je quitte pour deux jours Guilin, direction Longsheng et ses rizières en plateaux. La route défile entre les montagnes aux dents acérées comme la mâchoire d'un monstre.

Je comate à l'arrière de la voiture, comme d'habitude le roulis a raison de moi bien que je lutte entre deux sursauts pour ne rien louper du paysage. C'est qu'elles se méritent ces rizières ! Après plus d'une heure, je les aperçois enfin. Mais il faudra encore marcher sur les escaliers pentus du village pour atteindre le point de vue.

Des tigres et des dragons aux doux manteaux verts ( c'est le nom des champs ). Le riz n'est pas encore mûr et ploie doucement sous le vent. Camaïeux de verdure.

Je suis dans une carte postale, mais malgré ma position reculée, le temps est loin de s'être arrêté. Parmi les anciennes maisons de bois poussent le béton et les briques en un casse-tête d'habitations et de fermes. Chevaux, canards et coqs. Le début d'après-midi sera une randonnée le long des chemins escarpés des plateaux.

La vue est grandiose... et juste pour les touristes ! Si ça ne tenait qu'à eux, les autochtones préféreraient cultiver des fruits de la passion plus rentables. Mais le charme ne serait pas le même. Deux minorités vivent ici mais on n'en voit plus que le visage plissé des grands-mères portant leurs les parures traditionnelles, foulards et lourdes boucles d'oreilles pour les Zhuang, foulards et cheveux sans fin pour les Yao. Les costumes présents sur les étals viennent des Miao qui ne vivent pas ici mais fonctionnent très bien pour les touristes chinois.

Je croiserais deux femmes portant de lourdes valises dans leurs paniers pour les clients de l'hôtel. Mon guide m'explique qu'ici les femmes effectuent 90% du travail manuel... Un paradis d'après lui ! Je parierai plus sur de l'esclavage culturel.

J'ai tenté de trouver mon chemin dans l'enchevêtrement du village pour aller acheter à manger. Quelques loupés et je finis par retrouver la route en suivant leurs minuscules chevaux. J'ai même réussi à trouver le bracelet en jadéite qui me faisait de l’œil depuis le début de mon voyage. Après quelques minutes de négociation acharnée je finis par en tirer un prix plus honnête. Jade au poignet, chips à la main, je remonte vers mon lit !

Un lever de soleil nuageux sur Pingan. Plus que 4 jours avant de rentrer, la maison me manque, le silence aussi : dehors les coqs s'en donnent à cœur joie.

Je pars sur les pas d'une habitante de la région qui me guidera à travers la rizière jusqu'à "Guzhuangzhai", Jinzhun village Zhuang. Ne parlant chacune pas la langue de l'autre, ce sera une marche sans un mot, rythmée par le son de mes seuls pas et du murmure de l'eau. Ma guide semble s'amuser de mon intérêt pour les rizières. Il faudra que je redessine les costumes des tribus que l'on croise car je n'ose pas les prendre en photos.

En tout j'aurais été de Pingan à Jinzhun en passant par l'ancien village de Longji et par les terrasses "La lune lune entourée par sept étoiles" et "le point des neuf dragons et cinq tigres"

Nous rentrons vers Guilin, non sans faire un stop à l'institut du thé. Tour ( trop ) rapide d'explication et dégustation. Avec un même arbuste, on peut faire une grande quantité de thés différents. Avec les pousses, le blanc, avec les premières feuilles, le vert, et avec les grandes feuilles le Oolong et le thé noir. Absorbée, je me brûlerais la langue sur ma minuscule tasse ( que j'ai appris à tenir comme une dame ! ).

Jardins de l'institut du thé
Sur la rivière Li

Avant de naviguer sur la rivière, nous partons avec mon guide pour une randonnée sur les berges avant que la température ne se lève. Sur un horizon de montagnes pointues, nous traversons champs de pomelos, de courges et de petites oranges. Mini stop pipi dans les toilettes - rustiques - d'un shop ( la chasse d'eau c'est toi avec une louche et un seau d'eau ), puis nous prendrons le bac pour traverser le cour d'eau.

Vue : une libellule rouge avec un manteau de fourrure et de toutes petites ailes. La chaleur commence à monter et même si nous marchons à l'ombre des bambous (dont certains nous barrent le chemin) la morsure du soleil se fait sentir.

Après plus de 2h de marche, nous arrivons à notre prochaine activité : le radeau de bambous ( qui est en fait en plastique ). Il faudra juste attendre le feu vert de la police maritime. Le matin circulent de gros bateaux amenant les touristes, une fois leur convoi passé, les radeaux peuvent naviguer. Il est presque l'heure, nous montons à bord avec un couple chinois habillé comme pour un mariage. Toujours donner le meilleur de soi pour les photos de vacances ! Le départ est donné et l'escadrille de petits moteurs part en vrombissant.

Quelques minutes verdoyantes, le temps d'un aller-retour sur le décor du billet de 20 yuans. Malgré le bruit peu romantique, la vue est saisissante et bien différente de l'angle que nous avions sur la berge.

Encore bercés par la lagune, nous continuerons à pieds vers Xi Pin pour une visite éclair avant de retrouver notre chauffeur. Chasen (prononcer Jason), mon guide, m'arrangera pour la soirée une sortie au théâtre proche de mon auberge.

Je m'attendais à du grandiose comme à Emeishan mais là, je fus servie. Les gradins sont aux bords de la rivière, seule scène, et ses rives font office de décors habillant les falaises de lumières. Certaines scénographies me donnent la chair de poule : c'est magique ! La pièce est un conte chanté reprenant les histoires et dialectes des minorités de la région. Les acteurs, qui doivent être plus d'une centaine semblent marcher sur l'eau. Les yeux éblouis je retrouve mon lit.

Pour découvrir le spectacle dont mes photos ne rendent rien j'ai trouvé un petit lien : ici

Dernier jour à occuper avant de rentrer. Je prends la navette de l'hôtel vers Yangshuo pour une sortie découverte et lèche-vitrine. Je profiterais, au parc, des activités matinales : majong, éventails, danse, chants... Le coeur de la ville est assez petit mais offre une belle balade le long de la rivière où certains anciens pêcheurs aux cormorans vendent leur photo en échange de quelques yuans.

Petite pépite découverte entre les boutiques : un magasin d'artisanat vendant des broderies inspirées des tribus. En montant leur escaliers, je découvre un mini musée de pièces de costumes originaux. Des dos, des manches, des portes bébés aux broderies incroyables et anciennes. Le travail d'aiguille et de pliage de soie est impressionnant.

Pour finir le voyage, après un après-midi repos, j'attendrais au bord de l'eau, les pieds dans les moustiques, le coucher du soleil.

Au revoir Chine, demain je rentre chez moi.